Définie par une diminution non réversible des débits expiratoires, la BPCO (Broncho Pneumopathie Chronique Obstructive) est véritablement devenue en ce début de siècle une "inconnue meutrière".
La BPCO (bronchopneumopathie chronique obstructive) touche 2 millions et demi de personnes en France, et plus de 15 0000 meurent chaque année de ses complications. La maladie est plus fréquente chez l'homme, mais l'augmentation de la consommation de tabac chez la femme fait que la fréquence de la maladie tend à s'équilibrer entre les 2 sexes.
C'est la troisième cause de décès par maladie en France, et cela correspond à deux fois plus de décès que pour les accidents de la route.
La cause la plus fréquente de cette maladie est le tabac.
La maladie est sournoise et se développe lentement car les fumeurs considèrent, à tort bien sûr, normal de tousser et d'être plus essoufflés que les non-fumeurs : derrière ces signes peut se cacher une BPCO.
La maladie se définit par une diminution non completement réversible des débits expiratoires.
Cette diminution des débits est généralement progressive et liée à une inflammation des voies aériennes secondaire à des particules ou gaz nocifs. La BPCO se manifeste souvent par une bronchite chronique (toux chronique avec production de sécrétions, pendant au moins 3 mois par an depuis plus de 2 années consécutives).
Le rétrécissement des bronches malades freine le passage de l'air, entraînant un essoufflement d'abord à l'effort, puis au repos.
Une destruction progressive des poumons (emphysème) peut s'ajouter au rétrécissement chronique des bronches.
Lorsque la maladie évolue, elle aboutit souvent à l'inefficacité de la respiration, c'est à dire à une baisse du contenu en oxygène dans le sang (insuffisance respiratoire) qui peut finalement retentir sur le fonctionnement du c½ur.
Le tabac est dans 90 % des cas la cause principale de la maladie, et 20 à 30 % des sujets fumant plus de 20 cigarettes par jour auront une BPCO.
Parmi les autres causes, on retrouve les expositions professionnelles à des polluants tels que gaz toxiques, solvants, produits de la mine, poussières de silice.
Lorsqu'un rétrécissement (obstruction) progressif des bronches se développe en raison de l'inflammation bronchique, il freine le passage de l'air.
C'est à ce stade qu'apparaît l'essoufflement à l'effort, LA DYSPNEE , qui est un des signes les plus importants de la maladie.
Pour détecter plus précocement l'obstruction des bronches,
il y a un seul moyen : LA MESURE DU SOUFFLE
Le dépistage peut être réalisé par le médecin généraliste au moyen d'un petit appareil simple, le débitmètre de pointe (peak-flow).
Mais la certitude du diagnostic est apportée par des explorations fonctionnelles respiratoires précises réalisées par un spécialiste (pneumologue).
L'exploration fonctionnelle respiratoire est le seul moyen capable d'évaluer de façon détaillée l'obstruction bronchique et par là même la sévérité de la maladie ; cette mesure permet aussi d'en suivre l'évolution.
L'essentiel est de dépister de façon précoce l'apparition d'une obstruction des bronches, obstruction que le patient ne perçoit pas encore car il s'est habitué progressivement à cette limitation du souffle.
Une radiographie du thorax, et parfois un scanner, sont nécessaires pour rechercher des complications ou une maladie associée.
Cette évolution va dépendre de l'arrêt ou non du tabagisme chez le malade, et du moment de l'évolution de la maladie auquel le diagnostic est fait.
Si le malade stoppe l'intoxication tabagique alors que l'obstruction des bronches est très modérée, il peut espérer une stabilisation (parfois même une récupération d'un état respiratoire presque normal).
Si le malade continue à fumer, il est menacé par l'évolution de la maladie qui devient grave et invalidante avec un risque d'insuffisance respiratoire. A ce stade, un essoufflement marqué est présent, accompagné dans les cas les plus graves de signes de défaillance du c½ur avec apparition de gonflements (oedèmes) des chevilles et des jambes.
En raison de la fragilité des bronches, des maladies intercurrentes (comme les infections broncho-pulmonaires) peuvent être responsables d'aggravations de l'état respiratoire avec une augmentation de la toux, modification des crachats qui deviennent purulents, entravant encore plus la fonction des poumons et majorant ainsi l'essoufflement. Le risque est alors l'insuffisance respiratoire aiguë qui nécessite l'hospitalisation, souvent en réanimation.
Lorsque la BPCO évolue vers l'insuffisance respiratoire avec abaissement du taux d'oxygène du sang, le malade peut avoir besoin d'oxygène au domicile au moins 15 heures par jour.
Afin d'éviter la BPCO, il est nécessaire de ne pas fumer ou d'arrêter le tabac avant que la maladie n'apparaisse. Lorsque la bronchite chronique est présente, pour éviter que la maladie ne s'aggrave, là encore seul l'arrêt du tabagisme peut empêcher la dégradation de la fonction respiratoire. Et cela quel que soit son stade (c'est à dire qu'il est toujours utile de cesser de fumer).
D'autre part, diverses mesures préventives permettent de diminuer la fréquence et la gravité des poussées évolutives de la maladie : traitement de foyers d'infections chroniques (des sinus par exemple), vaccination contre la grippe chaque année et contre le pneumocoque tous les 4 ans.
Tout fumeur de plus de 40 ans doit avoir une surveillance de sa mesure du souffle, au minimum par la mesure du débit de pointe.
Lorsqu'on observe une obstruction bronchique, une exploration fonctionnelle respiratoire et une radiographie thoracique sont prescrites tous les ans.
Lorsque l'obstruction des bronches devient importante, on réalise un examen des gaz du sang.
L'aggravation aiguë de la maladie (exacerbation ) est une accentuation d'un ou plusieurs des symptômes usuels pendant une période de temps limitée
Il existe le plus souvent une accentuation de la toux et une modification de l'expectoration : son volume quotidien augmente et/ou sa coloration est modifiée : d'une couleur transparente ou blanche, elle devient jaune ou verte.
L'essoufflement peut s'aggraver le plus souvent lors d'une infection mais aussi après une exposition à un irritant respiratoire (fumée de tabac, polluant industriel par exemple), selon les conditions climatiques, par erreur ou oubli de traitement, aggravation d'une insuffisance cardiaque...
L'évolution de cette exacerbation est le plus souvent régressive en 5 à 15 jours mais peut parfois être compliquée d'une insuffisance respiratoire aiguë (ou décompensation respiratoire), nécessitant une hospitalisation et parfois une ventilation.
Dans cette situation, la kinésithérapie respiratoire facilite le drainage bronchique, c'est à dire l'évacuation des sécrétions. Les antibiotiques sont utiles et efficaces si la cause est une infection due à une bactérie. Le médecin prescrira ou non des antibiotiques selon la probabilité clinique d'infection bactérienne.
" C'est normal pour un fumeur de tousser et de cracher le matin "
NON, ces signes témoignent d'une irritation des bronches (bronchite chronique) qui prépare la survenue de la BPCO.
" Je tousse, donc je prends des médicaments contre la toux "
NON, il faut traiter la cause : ces médicaments sont le plus souvent inefficaces, et parfois dangereux s'ils empêchent l'évacuation des sécrétions qui stagnent, encombrent les bronches et augmentent l'essoufflement.
" Je suis essoufflé, c'est le c½ur "
NON, la BPCO est la cause la plus fréquente de l'essoufflement des fumeurs.
ne croyez pas que sela n'arive qu'au autre sa serez vous voilé la face .
avant j été comme vous je croyé que sa arivée tjrs au autre ect ...
jusqu'au jours ou cette maladie a touchait ma mére...mais quand on l'as decouvere il été bocoup trop tard elle été deja ds une des phases les plus grave dc il été deja trop tard pr la guérir c pr sela ke je fé cette article c pr ke vs prenié conscienc eke sa peut arivé o6 a des personne ki vous son proche ... ( se ke je ne vous souhaite pas bien entendue )


